Les élus SNE-CGC ont analysé avec attention ce rapport annuel. Si des évolutions positives sont aujourd’hui engagées, elles ne doivent pas masquer les difficultés importantes rencontrées tout au long de l’année 2025.
Pendant une grande partie de l’année, le service de santé au travail a fonctionné avec un effectif médical insuffisant avec comme conséquences, une baisse significative du nombre de visites médicales (665 visites en 2025), des priorités données aux situations les plus urgentes et une dégradation du suivi de nombreux salariés. Cette situation n’est pas acceptable lorsqu’il s’agit de protéger la santé des collaborateurs.
Les élus SNE-CGC souhaitent remercier l’ensemble des équipes du service de santé au travail. Malgré des moyens limités, médecins, infirmière et secrétaire ont fait preuve d’un engagement exemplaire afin d’assurer le meilleur accompagnement possible des salariés.
Nous saluons également l’arrivée de deux nouveaux médecins ainsi que le recrutement d’une nouvelle infirmière en 2026, qui doivent permettre un retour à un fonctionnement normal.
Des salariés sont attachés à leur suivi médical. Le taux d’absence aux visites médicales n’est que de 3,15 %, contre 4,4 % en 2024, un niveau très inférieur aux années précédentes. Ce chiffre démontre que les salariés souhaitent être reçus, écoutés et accompagnés.
La médecine du travail ne se résume pas à une obligation réglementaire. Elle constitue un véritable outil de prévention, d’écoute et de protection.
Les élus tiennent également à souligner la campagne de sensibilisation organisée en 2025 autour du dépistage du cancer de la peau, qui a permis de sensibiliser 60 collaborateurs. Ces actions de prévention doivent être développées et multipliées.
Malgré les améliorations engagées depuis la fin de l’année 2025, le bilan présenté reflète une année durant laquelle le sous-effectif médical a fortement dégradé le fonctionnement du service et la qualité du suivi des salariés.
Par conséquent, les élus SNE-CGC émettent un avis défavorable.